Archives pour la catégorie Actualités

Actualités générales

Les nouvelles fureurs du 21ème siècle !

En France, une configuration politique préoccupante réhabilite les pires moments de l’histoire, les nostalgiques de l’ OAS, les pétainistes complices des nazis du monde entier…
Le moment est venu de retrouver nos boussoles pour vaincre la misère matérielle et morale, terreau des dérives politiques observées.
Pour y parvenir nous devons, aussi, vaincre bien des clivages souvent mineurs au regard de l’envergure des travaux nécessaires à la poursuite de l’émancipation humaine.
Comme toujours quand l’heure est grave, inspirons-nous de l’expérience du passé pour réunir toutes les volontés d’agir.

L’association ALF-Amis de Léo Figuères, s’est donnée pour mission essentielle de veiller à la bonne conservation de la vingtaine de livres que Léo a écrite pour qu’il en soit fait bon usage.
L’un d’eux nous vient à l’esprit en ces temps troublés :
Les fureurs du XXème siècle… (éd. Le Temps des Cerises, préface Jean Ortiz, 2nde édition, 2016)

Savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va … Léo n’a jamais désespéré… On lira notamment avec le plus grand intérêt les pages évoquant les années 1939-40 … Quand les fascismes envahissaient l’Europe …
Puisse cette expérience inspirer nos actions pour l’émergence d’une grande Culture de la Paix et de la non-violence.
Une culture adaptée au temps des armes radioactives remises sous les projecteurs des médias avec la crise ukrainienne.
Cette culture, novatrice et réconciliatrice devrait devenir une priorité politique pour toutes les femmes et les hommes de progrès.

Bonne lecture!
Michel CIBOT
Président de l’ALF


A commander chez votre libraire ou sur le site des éditions Le Temps des Cerises https://www.letempsdescerises.net/?authors=leo-figueres

60ème anniversaire de « Charonne »: 8 février 1962

     Pour le 60ème anniversaire du massacre de Charonne aura lieu le 8 février à 18h au Métro Charonne un rassemblement organisé par le Comité Vérité et Justice Charonne et soutenu par de nombreuses organisations. Fabien ROUSSEL, secrétaire national du PCF prendra la parole.
(Voir ci-dessous  programme des commémorations et l’appel de soutien)
Nous vous invitons à y participer massivement. À la mémoire des victimes (9 militants à la CGT dont 8 communistes) et pour exiger que le crime d’état soit reconnu pour cette répression sanglante et pour les assassinats par la police de manifestants algériens dans les rues de Paris quelques mois auparavant.

     Léo Figuères comme dirigeant du PCF fut un des organisateurs de la manifestation du 8 février 1962 et fut à la tête du cortège. Dans ses mémoires voilà comment Léo relate l’évènement (extrait) :
« Moi-même et deux autres élus ceints de nos écharpes allèrent à la rencontre du commandement des forces de police pour l’informer de l’ordre de dispersion de la démonstration… c’est alors que nous approchions des unités policières que se produisit la provocation qui devait faire tant de victimes. Je criai en vain aux policiers que les manifestants n’allaient pas plus loin. Sur un ordre bref, une horde d’hommes en noir s’ébranla, longues matraques en mains et je n’eus que le temps de m’aplatir au sol. Certains me marchèrent dessus, je sentis à plusieurs reprises les coups de gourdin qu’on me donnait sur la tête… la première vague policière passée des camarades m’enlevèrent en hâte du milieu de l’avenue où je restais étendu et me mirent à l’abri. Ils me sauvèrent ainsi la vie. De nouvelles unités policières se ruaient déjà à l’assaut des manifestants, les brutalisant et allant chercher les gens jusque dans les immeubles… À la polyclinique des Bleuets, appartenant alors aux syndicats des ouvriers métallurgistes, on me dispensa les premiers soins. J’avais des blessures sur tout le corps, à la tête et des doigts écrasés. Le personnel d’un dévouement inlassable se trouvait à bout de forces tant était élevé le nombre des blessés, l’on comptait déjà plusieurs morts… Je retournais, le bras et la tête bandée, à l’Humanité où siégeait la direction du PC pour organiser la riposte populaire à cette sanglante machination du pouvoir. Le bilan était tragique : des centaines de blessés et neuf morts, tous des militants ouvriers et à l’exception d’un seul, tous des militants communistes ».
(Communiste, une aventure militante  et  Passé et avenir d’une espérance, Léo Figuères, éd. Le Temps des Cerises)

Assemblée Générale d’ALF, jeudi 16 décembre, Malakoff

INVITATION à l’Assemblée Générale des Amis de Léo FiguèresALF
JEUDI 16 DÉCEMBRE 2021, Maison de Quartier Henri Barbusse (Malakoff, 92240)
Bus 191, arrêt Barbusse
– 17h / 17h30 : réunion du bureau ALF
17h30 / 18h45 : Assemblée générale (Rapport moral, rapport financier, renouvellement des instances, perspectives…)
18h45 : Conférence du Dr Michel Limousin autour de son livre ʺ Vendanges tardives du communisme ʺ
– 20h30 : Buffet-dégustations, conversations amicales informelles
Nous rendrons hommage à nos ami(e)s disparu(e)s : Léa, Trudy, Axel, Christian, Hervé, Yves

Lettre de Michel Cibot, président d’ALF :
Cher(e)s ami(e)s,
Un vilain virus malveillant a figé le monde par une série de confinements et couvre-feu. Il nous a réduits au silence ! Mais il n’a pas empêché la réédition de deux ouvrages de Léo au cours des années 2020/21 :
ʺ Et si nous reparlions de la Résistance… et de la part prise par les communistes ʺ avec une nouvelle préface de Jacques Varin, historien et secrétaire général de l’ANACR,
– ʺ Histoire des communistes français ʺ enrichie de textes inédits écrits par l’auteur après 1996 qui couvrent la période dite de la mutation jusqu’au Front de Gauche,
– et l’édition du bel album riche en photos ʺ Léo Figuères, 1918-2011, Itinéraire militant ʺ
– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
Amis de Léo Figuères – ALF (adhésion / renouvellement)
NOM_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _  _ _ _ _ _ _  _ _ _ _ _ _  _ _ _ _ _ Prénom _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Adresse _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Ville_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Code postal_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _
Courriel_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ Tél _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Merci d’ores et déjà d’accepter ma participation pour 2022 :  ……….   €   par chèque à l’ordre d’ALF
ALF – Amis de Léo Figuères,  Hôtel de Ville – 92240 Malakoff

alf.leofigueres@orange.fr

Et le socialisme, camarade ? par Léo Figuères

Nous proposons à la lecture, ce texte inédit de Léo Figuères « Et le socialisme, camarade ? » dont le thème fut plus largement développé dans son ouvrage « Capitalisme, socialismes(s), communisme ; leçons d’une histoire et regards d’avenir » (2010).
Cet écrit est une réponse à ceux qui au sein du PCF préconisent une « mutation », un « dépassement du capitalisme » pas à pas, ou un passage au « communisme goutte à goutte », qui en appellent pour se justifier à un Marx éthéré et inoffensif pour rejeter toute forme de transition vers le communisme, approche qui renouait en définitive avec un communisme utopiste et réformiste pré-marxiste.
Pour faciliter la lecture de ce texte nous avons délibérément choisi de ne publier que l’introduction qui expose la problématique et la dernière partie tout en rappelant le sommaire. Pour finir il est proposé quelques ouvrages écrits autour du thème du socialisme.
Avec ce texte toujours d’actualité, Léo Figuères renvoie à la responsabilité des communistes français de proposer un projet de société, de transformation sociale, économique, politique et aussi écologique du système, une société enfin débarrassée de l’exploitation, un socialisme du XXIème siècle… il n’est que temps de « remettre son ouvrage sur le métier » pour la crédibilité du PCF !

ET LE SOCIALISME, CAMARADE ? par Léo Figuères

Sommaire
INTRODUCTION
Préliminaire : LE CAPITALISME N’A PAS CHANGÉ DE NATURE
PREMIÈRE PARTIE : SOCIALISME ? DE LA DIFFICULTÉ DE PASSER DE LA THÉORIE A LA PRATIQUE.
– UNE EXPÉRIENCE ISOLÉE
– POUVAIT-ON FAIRE LE SOCIALISME DANS UN SEUL PAYS ?
– CONSÉQUENCES IRRÉPARABLES D’UNE TERRIBLE GUERRE
– DES ESSAIS DE DÉMOCRATISATION
– LES RAISONS D’UN EFFONDREMENT
– POUVAIT-ON ÉVITER LA CATASTROPHE ?
DEUXIÈME PARTIE : PEUT-ON DESSINER UN SOCIALISME POUR LA FRANCE ?
– LE  SOCIALISME UNE NOTION TOUJOURS ACTUELLE
– 1956 : RELANCE DES VOIES DIVERSES VERS LE SOCIALISME
– UN PROGRAMME COMMUN LIE A UNE PERSPECTIVE TRANSFORMATRICE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE
– APPROFONDISSEMENT DE LA NOTION DE SOCIALISME A LA FRANÇAISE
– REVENIR A L’OBJECTIF DU SOCIALISME POUR LA FRANCE

INTRODUCTION
En ce vingt-et-unième siècle des questions essentielles pour l’avenir du genre humain se trouvent posées.
La société capitaliste est-elle la fin des fins de l’histoire et ne constitue-t-elle pas l’ordre social naturel qui malgré ses imperfections admises, est la seule qui puisse faire aller l’humanité de l’avant en assurant tout à la fois le progrès économique et social et les libertés humaines fondamentales ?
En conséquence subsiste-il seulement une chance de voir aboutir une alternative au capitalisme, un projet de transformation sociale alors même que les expériences qui s’y sont attaquées au siècle précédent, en Russie et dans d’autres pays européens, se sont effondrées dans leur  tentative de bâtir une société plus égalitaire, un monde plus juste ?
Est-il simplement raisonnable, après l’effacement des espérances nées des tentatives communistes d’édification d’une nouvelle société comme des efforts réformistes pour y parvenir par une autre voie, de se donner pour objectif d’atteindre par un chemin ou par un autre, une organisation sociale différente de celle dont le capital est maître ?
Autrement dit, ce qu’on nomma durant deux siècles une société socialiste, fondée sur l’appropriation collective des grands moyens de produire et d’échanger, sur la recherche de l’égalité des citoyens devant le travail, les conditions de vie et la culture, en rupture avec la société  basée sur l’appât effréné du profit, peut-elle rester un idéal et un but

Le présent travail vise à rappeler ce qu’ont été et restent les idéaux socialistes, à évoquer ce que furent les effets et les limites des tentatives de les mettre en œuvre durant le XXème siècle, à  montrer que malgré les dérives et les échecs ses objectifs sont toujours réalistes et, qu’au fond, puisque on disserte abondamment sur « l’autre monde possible », le socialisme, compris évidemment dans le contexte du nouveau siècle et tirant enseignement des expériences diverses faites en son nom, reste la véritable alternative à l’ordre social  capitaliste…

Lire la suite des extraits de  l’article CLIC

Quand Internet détruit la planète

Comment nos Smartphones, Selfies, courriels, vidéos en ligne ou « applis » mettent à mal la planète !!
Longtemps l’idée d’une industrie numérique propre car « immatérielle » a dominé les esprits. Contre les géants du pétrole et de l’automobile, le numérique semblait l’allié naturel des politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Cette illusion se dissipe. Une enquête conduite sur plusieurs continents révèle le coût environnemental exorbitant du secteur des hautes technologies.
Quand le numérique détruit la planète
Au-delà des efforts du «
 marketing vert » déployé par les industriels et leurs porte-voix, quel est l’impact environnemental de l’outil numérique ? Ces nouveaux réseaux de communication sont-ils compatibles avec la « transition écologique » ? Au terme d’une enquête qui nous a conduit dans une dizaine de pays, voici la réalité : la pollution digitale est colossale, et c’est même celle qui croît le plus rapidement.
par Guillaume Pitron  (Le Monde Diplomatique, octobre 2021)
Lire l’article entier : clic

MORCEAUX CHOISIS
… Les dommages causés à l’environnement découlent d’abord des milliards d’interfaces (tablettes, ordinateurs, smartphones) qui nous ouvrent la porte d’Internet. Ils proviennent également des données que nous produisons à chaque instant : transportées, stockées, traitées dans de vastes infrastructures consommatrices de ressources et d’énergie.

Pour réaliser des actions aussi impalpables qu’envoyer un courriel sur Gmail, un message sur WhatsApp, une émoticône sur Facebook, une vidéo sur TikTok ou des photos de chatons sur Snapchat, nous avons donc édifié, selon Greenpeace, « une infrastructure qui sera probablement la chose la plus vaste construite par l’espèce humaine  ».

Les chiffres sont édifiants : l’industrie numérique mondiale consomme tant d’eau, de matériaux et d’énergie que son empreinte représente trois fois celle d’un pays comme la France ou le Royaume-Uni.

L’Institut Wuppertal de recherche pour le climat, l’environnement et l’énergie (Allemagne) propose ainsi une méthode de calcul inédite de l’incidence matérielle de nos modes de consommation – développée par ses chercheurs dans les années 1990 – le Material Input Per Service unit (MIPS), c’est-à-dire la quantité de ressources nécessaires à la fabrication d’un produit ou d’un service.
Cette approche se traduit par un chiffre, le « sac à dos écologique », c’est-à-dire le coefficient multiplicateur de chacune de nos actions de consommation :
– Une minute au téléphone «coûte » 200 grammes. Quant à un SMS, il « pèse » 632 grammes.
Mais « dès qu’une technologie est impliquée, le MIPS est plus élevé »....
– Le MIPS d’un smartphone est de 1 200/1 (183 kilogrammes de matières premières pour 150 grammes de produit fini).
– Mais c’est le MIPS d’une puce électronique qui bat tous les records: 32 kilogrammes de matière pour un circuit intégré de 2 grammes, soit un ratio de 16 000/1.

Avec les milliards de serveurs, antennes, routeurs et bornes WiFi actuellement en fonctionnement, les technologies « dématérialisées » ne sont pas seulement consommatrices de matières ; elles sont en voie de constituer l’une des plus vastes entreprises de matérialisation jamais engagées.
… Parmi ces infrastructures bien réelles, les centres de données occupent une place de choix. Ces monstres de béton et d’acier confits de serveurs se multiplient au rythme du déluge d’informations produites par notre univers numérique
La consommation des centres de données en eau et électricité, nécessaires pour refroidir les machines, croît d’autant plus que les fournisseurs de services mettent tout en œuvre pour éviter ce que l’on appelle, dans l’industrie, un « noir complet » : la panne générale. Ils pratiquent d’abord la « redondance » des réseaux de distribution d’énergie
… Comme si cela ne suffisait pas, les hébergeurs dédoublent également les centres de données eux-mêmes, non sans s’être assurés que le site miroir a été édifié sur une plaque tectonique différente ! Il ne faudrait tout de même pas qu’un tremblement de terre nous empêche de poster le contenu de notre assiette sur Instagram ou retarde une rencontre sur Tinder !
fantastique gabegie électrique. Lors d’une conférence donnée fin 2019 au salon Data Centre World (l’un des grands rassemblements des professionnels du cloud), à Paris, un cadre fit cette déclaration sidérante : « Nous nous sommes rendu compte que les centres de données allaient capter un tiers de l’électricité du Grand Paris. »
les centres de données figureront « parmi les plus importants postes de consommation électrique du XXIe siècle ». Or la principale source d’énergie utilisée pour produire du courant n’est autre que le charbon.

… Quels seront les impacts écologiques d’un monde dans lequel des essaims de véhicules autonomes marauderont, vides, à travers des cités endormies, et où des armadas de logiciels en découdront sur le Web, vingt-quatre heures par jour, tandis que nous vaquerons à nos loisirs ?

Pour la première fois dans l’histoire, une génération se lève pour « sauver » la planète, traîner des États en justice pour inaction climatique et replanter des arbres. Des parents soupirent d’avoir « trois Greta Thunberg à la maison », vent debout contre la consommation de viande, le plastique et les voyages en avion. Simultanément, elle recourt davantage que les autres au commerce en ligne, à la réalité virtuelle et au gaming. Elle raffole de la vidéo en ligne et ne connaît pas d’autre monde que celui des hautes technologies.

Aussi faut-il abandonner toute candeur au moment de nous engager dans la grande bataille de ce siècle naissant : le numérique tel qu’il se déploie sous nos yeux ne s’est pas, dans sa très grande majorité, mis au service de la planète et du climat

Guillaume Pitron
Journaliste, auteur de L’Enfer numérique. Voyage au bout d’un like, Les Liens qui Libèrent éd. , Paris, 2021, dont cet article présente le propos.

50 ans du Théatre 71 de Malakoff : une femme oubliée !

La scène nationale du Théâtre 71 a fêté son cinquantième anniversaire à l’occasion de festivités organisées à Malakoff le 25 septembre 2021

Pour celles et ceux qui connaissent Malakoff, Claire-Lise Charbonnier, écrivaine, poète, femme de théâtre, fut une personnalité marquante de la grande aventure culturelle de la Cité et du Théâtre 71 aux côtés de son compagnon metteur en scène, Guy Kayat, trop tôt disparu. Ils dirigeaient ensemble la troupe qui portait le nom de Compagnie Charbonnier-Kayat !
Celles et ceux qui eurent la chance de connaître cette période flamboyante de la création en gardent un souvenir ému. Comment ne pas citer quelques œuvres de Claire-Lise : La semaine des sept jeudis, Dans l’ordre ou dans le désordre, La guerre entre parenthèses ou L’échelle des valeurs a perdu ses barreaux … ou ses adaptations comme Œdipe-Roi, Antigone de Sophocle, Le revizor de Gogol, Mère Courage de Brecht dont elle a écrit les paroles des chansons …
Et pourtant Claire-Lise Charbonnier ne fut pas invitée aux 50 ans du Théâtre 71 le samedi 25 septembre. Quand on s’en aperçut, il était trop tard. Claire-Lise proposa alors un texte à lire lors de cette manifestation, il fut certes envoyé mais ne fut jamais lu !
Pour réparer cet « oubli » nous vous proposons le contenu de son beau message.
Comme le soulignait Claire-Lise « heureuse que tu diffuses mon petit texte à celles et ceux qui connaissent encore le rôle du passé dans notre présent ».
Gilles Figuères


Claire-Lise Charbonnier inaugurant le Foyer Guy Kayat – ancien directeur du Théâtre 71, décédé en 1983 – en présence du député Guy Ducoloné et de Léo Figuères.

« On m’apprend que le Théâtre 71 de Malakoff fête ses 50 ans. Comme si je ne le savais pas, moi qui aie eu la chance d’assister à son inauguration et d’accompagner sa vie à travers celle de mon compagnon Guy Kayat. Je le savais, oui, mais j’avais oublié : voilà 38 ans que Guy a disparu et que mes centres d’intérêt se sont déplacés.

Oublier la date anniversaire ne veut pas dire oublier cette aventure qui a duré plus de 20 ans, la plus importante de notre vie. Oui, plus de 20 ans, car l’aventure a commencé avant 1971, grâce à la rencontre prodigieuse, inespérée et combien fructueuse, entre un nouveau maire venu des hautes instances du parti communiste où il était chargé des relations avec les intellectuels et pénétré de l’apport indispensable de la culture dans la vie de ses administrés, et un comédien-metteur en scène de 20 ans plus jeune habité par le désir de partager sa fougue et ses découvertes en ce domaine.

Plusieurs années avant l’inauguration du Théâtre 71, en effet, ce dialogue permanent, que certains auraient trouvé auparavant improbable, entre Léo Figuères et Guy Kayat a infusé dans une commune encore ouvrière et loin de la capitale, faisant naître un appétit de culture par des spectacles donnés dans les lieux les plus divers de Malakoff. Le Mai Culturel a ainsi été le creuset de ce Théâtre.

Les 18 ans d’activité de Guy Kayat à sa tête, fracassés par sa mort soudaine à moins de 45 ans, ont réussi à rendre cette institution indispensable aux Malakoffiots. Ce n’était pas gagné ! Le pari de Guy Kayat, toujours soutenu par Léo Figuères, a été de jouer l‘exigence et l’audace, de faire confiance à la curiosité d’une population qu’il n’hésitait pas à rencontrer dans ses autres lieux de vie (Clubs d’anciens, Maison de jeunes, etc.) Son profil atypique (fils de Libanais, autodidacte) y a aidé. Ainsi, un exemple parmi beaucoup d’autres : il avait le dialogue facile avec les jeunes « loubards », se sentant un peu des leurs, et ils n’ont jamais vandalisé les façades de verre du Théâtre.

Des rencontres avec les écrivains du Nouveau Roman, la venue de troupes étrangères, des collaborations fructueuses avec la Belgique, la Pologne, la Suisse, etc., l‘accueil de Tadeusz Kantor qui a pour la première fois monté une pièce avec des comédiens français, les dimanches matins avec le Domaine Musical, et bien d’autres expériences de haut vol, cette première période du Théâtre 71 a été celle de l’audace et de l’ouverture, forgeant peu à peu un public averti et exigeant.

Après tous ceux qui ont permis l’avènement de ce lieu important de la vie culturelle française, à la suite de Guy Kayat « l’éveilleur » (nom de la sculpture de Jacques Renaud qui orne sa tombe dans le cimetière municipal), courage à ceux et celles qui continuent à le faire vivre en ces temps difficiles. Mes vœux particuliers à celle qui l’a en charge actuellement ! »
Claire-Lise Charbonnier

Osons la Paix et le Désarmement

La semaine de la Paix à Malakoff se déroulera du 16 au 25 septembre 2021.
La question de la Paix et du désarmement, en particulier nucléaire, devrait en effet être centrale dans la bataille politique actuelle.
À nous de porter ce sujet en faisant de cette semaine une réussite.

Un temps fort aura lieu le vendredi 17 septembre à 18h, à la Médiathèque Pablo Neruda de Malakoff.
Nous y accueillerons Pierre Olivier Poyard : membre du Conseil National du Mouvement de la Paix, il a écrit pendant le premier confinement un livre de synthèse intitulé « Osez la Paix. Agir contre les guerres aux Peuples et à la Nature, cultiver un monde de Paix », publié aux éditions Le Temps des Cerises, 2021.

   

Itinéraire militant : ouvrage sur Léo Figuères (1918 – 2011)

ALF propose un nouvel ouvrage sur Léo Figuères abondamment illustré. Il a été conçu par l’association des Amis de Léo Figuères à partir de l’exposition réalisée en 2018 à l’occasion du 100ème anniversaire de sa naissance, pour l’inauguration de la Place portant son nom à Malakoff. C’est une évocation d’une vie riche en évènements, avec photos inédites, citations et témoignages de celles et ceux qui l’ont bien connu et travaillé avec lui. Il évoque l’itinéraire d’un militant qui occupa de hautes responsabilités dans le mouvement révolutionnaire.

L’ouvrage Itinéraire militant comprend 7 chapitres :
1 – Une jeunesse militante
2 – Pour un Vietnam libre
3 – Le dirigeant politique
4 – De missions en voyages
5 – Au cœur de la culture
6 – Maire de Malakoff
7 – Repères biographiques

Vous pouvez le commander auprès de l’association ALF à :
alf.leofigueres@orange.fr

5 € (78 pages)

Le PCF a 100 ans

Pour le centenaire du parti communiste, L’Humanité du 21 décembre 2020 présente les deux livres de Léo Figuères.

Pour Léo Figuères   « Le communisme a le plus large avenir s’il reste lui-même sans insulter le passé, en s’adaptant aux conditions nouvelles, sans se renier »