Socialisme

Karl Marx « Entre la société capitaliste et la société communiste se situe la période de transformation révolutionnaire de l’une en l’autre. À cette période correspond également une phase de transition politique, où l’État ne saurait être autre chose que la dictature révolutionnaire du prolétariat »
Critique du programme de Gotha, 1875

    • Francis Combes et Patricia Latour Révolution : une malversation « pour Karl Marx, « les révolutions sont les locomotives de l’histoire » … Jean Jacques Rousseau  » Vous vous fiez à l’ordre actuel de la société sans songer que cet ordre est sujet à des révolutions inévitables« … Macron a intitulé son livre Révolution… le mot est dans l’air du temps mais ici pas question de renverser la bourgeoisie, de s’attaquer aux privilèges de l’argent, de limiter la liberté des affaires … abus et détournement. Un détournement qui frise la malversation !  »
      Chronique de F. Combes et P. Latour, l’Humanité, 2 mars 2017
    • Fidel Castro Qu’est ce que la Révolution ? «  La Révolution c’est le sens du moment historique; C’est changer tout ce qui doit être changé; C’est la liberté et l’égalité pleines et entières; C’est être traité humainement et traiter autrui avec la même humanité; C’est nous libérer par nous-mêmes et par nos propres efforts; C’est défier les puissantes forces dominantes à l’intérieur et à l’extérieur du cadre social et national; C’est défendre les valeurs dans lesquelles on croit au prix de tous les sacrifices; C’est modestie, désintéressement, altruisme, solidarité et héroïsme; C’est lutter avec audace, intelligence et réalisme; C’est ne jamais mentir et ne jamais violer aucun principe éthique; C’est la conviction profonde qu’il n’existe aucune force dans le monde capable d’étouffer la force de la vérité et les idées. La Révolution, c’est l’unité, c’est l’indépendance, c’est lutter avec nos rêves de justice pour Cuba et pour le monde.C’est la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationalisme »
      Discours prononcé le 1er mai 2000 sur la Place de la Révolution à La Havane (texte aujourd’hui inscrit sur une stèle à Santiago de Cuba où Fidel Castro fut inhumé le 4 décembre 2016)
    • Louis Althusser et la dictature du prolétariat « En 1976, le PCF tient son XXIIe congrès, qui « abandonne le concept de dictature du prolétariat ». Althusser décide alors d’adresser un appel aux militants communistes pour leur exposer le non-sens et le danger de cet abandon ; il y renoncera finalement. Quarante ans plus tard, ce texte est publié grâce au travail de G. M. Goshgarian, qui l’accompagne des références et des rappels historiques essentiels. Abandonner le concept de dictature du prolétariat est un non-sens car le marxisme est une « doctrine scientifique » et la valeur des concepts scientifiques ne dépend pas des conjonctures.  »
      Les Vaches noires : interview imaginaire de Louis Althusser, texte établi et annoté par G.M. Goshgarian, éditions PUF, 460 pages, 2016
      Présentation du livre par Yves Vargas, philosophe, l’Humanité, 27 octobre 2016
    • Léo Figuères « Rendre compréhensible et crédible, par delà les obstacles politiques et idéologiques qui s’y opposent aujourd’hui, une transformation socialiste de la société, véritable concrétisation d’un autre monde possible et espéré. »
      « Et le socialisme, camarade ? » (2005)
    • José Fort « L’heure est venue de penser et construire, enfin, le socialisme démocratique, celui de l’autogestion à tous les niveaux de la société. Un socialisme marqué au fer, de liberté, de démocratie, ouvert au monde des innovations, tirant l’expérience d’un passé révolu et tourné sur la modernité. Un socialisme, simplement, au service de l’humain. »
      « 30 ans d’Humanité, ce que je n’ai pas eu le temps de vous dire », Éd. Arcanes 17, 2015
    • Le XXIe siècle, « âge d’or » du service public ?
      Anicet Le Pors
      , ancien ministre, ancien conseiller d’État
      L’importance du service public tient à son rôle fédérateur des principales questions politiques de notre époque. Les services publics ont accompagné l’émergence de la pensée rationnelle dans notre histoire. Ils sont aujourd’hui un enjeu décisif dans une économie de marché profondément inégalitaire. Ils s’inscrivent dans une perspective de solidarité humaine que caractérisait ainsi avec humour le jésuite Teilhard de Chardin : « On empêchera plutôt la Terre de tourner que l’Homme de se socialiser. »…
      L’Humanité, 12 juin 2015
    • Léo Figuères et le socialisme
      « Nous savons à présent ce que le socialisme nouveau ne devra pas faire pour ne pas tomber dans les travers qui firent dériver puis succomber nombre de tentatives du XXe siècle. C’est à cette construction nouvelle et d’avenir que les communistes français, avec toutes celles et tous ceux qui aspirent à un monde nouveau, doivent continuer à apporter leur pierre. »
      Léo Figuères, « Capitalisme, Socialisme(s), Communisme« , éd. Le Temps des Cerises, 2010
      La dernière conférence de Léo Figuères, 13 novembre 2010 à Malakoff
      Capitalisme, socialisme(s), communisme

 

  • Cuba – Etats-Unis : la fin de la discorde ? Débat, journal l’Humanité, 23 janvier 2015
    Table ronde avec Salim Lamrani, essayiste et maître de conférences à l’université de La Réunion, Janette Habel, politologue et enseignante à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine à Paris III et André Chassaigne, député communiste.
    Les Faits : l’embargo que Washington faisait peser sur la Havane depuis plus de 50 ans est en partie levé. Une série de mesures vont entrer progressivement en vigueur.
    Débat dans le journal l’Humanité du 23 janvier 2015
  • Le socialisme comme cap Jean Ortiz, universitaire, 1er janvier 2015
    « Face à la défaite momentanée, idéologique, intellectuelle, morale, des forces de transformation sociale, partir à la reconquête efficace exige d’en préciser le cap. Le chemin reste à inventer mais l’étoile (explicitée) aide à marcher. »…
    Nous désignons le cap _ le socialisme
  • Les perspectives socialistes
    Anicet Le Pors
    , ancien ministre de la Fonction Publique, L’Humanité 31 août 2010
    « L’idée de « socialisme » connaît aujourd’hui une profonde désaffection… La nature même des formations politiques qui s’en réclamaient en est atteinte. En France, le parti socialiste n’est ainsi qualifié que par habitude ou inertie. Le parti communiste lui-même n’y fait plus guère référence (à l’exception notable du Mouvement des Jeunes communistes), la plupart de ses inspirateurs– dont plusieurs l’ont d’ailleurs quitté – ayant pratiqué la fuite en avant vers un communisme indéterminé sous couvert de la célèbre phrase de Marx : « le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses », phrase qui, dogmatisée et hors l’usage effectif qui en est fait, ne veut rien dire, mais dispense de caractériser les transformations majeures qui permettraient d’identifier une société nouvelle. »…
    Options socialistes d’une société de type nouveau par Anicet Le Pors
  • « Un nouveau socialisme, tel pourrait être le slogan porteur, le projet mobilisateur »
    Tony Andréani
    , philosophe, professeur émérite en sciences politiques
    « 
    Un nouveau socialisme … un slogan porteur. S’il ne l’est pas, c’est, je pense, parce que d’une part, il n’a plus de modèle historique auquel se référer, et parce que, d’autre part, il semble une tâche historique hors de portée, alors que l’urgence est de tenter d’imposer une régulation du capitalisme… Mais cela ne suffit pas. Car la plupart des propositions de réforme en profondeur du capitalisme financiarisé ne peuvent que rencontrer l’hostilité virulente des milieux dirigeants et restent difficiles à comprendre pour les masses. Il faut donc en même temps ouvrir des brèches vers un autre type de société, dessiner ce que pourraient être des secteurs économiques obéissant à une autre logique sociale et des institutions politiques nettement plus démocratiques. »
    « Dix essais sur le socialisme du XXIe siècle », Éd. Le Temps des Cerises, 2011
  • Léo Figuères «  Rendre crédible la transformation socialiste de la société »
    « Cet effacement du socialisme ne pouvant donner qu’un peu plus de désespérance il est nécessaire – comme le demandent aussi nombre de ceux qui, sans être communistes, sont proches d’eux par leurs positions anticapitalistes, c’est le cas de Tony Andréani et de ses compagnons de réflexion – de reprendre le labeur déjà largement entamé sur un socialisme à la française, d’approfondir les recherches, de préciser les solutions proposées en tous domaines, en tenant évidemment compte des changements et des évolutions intervenus dans le pays et dans le monde depuis les années quatre vingt dix, de rendre ainsi compréhensible et crédible, par delà les obstacles politiques et idéologiques qui s’y opposent aujourd’hui, une transformation socialiste de la société, véritable concrétisation d’un autre monde possible et espéré. »
    « Et le socialisme, camarade ? » (2005)