Histoire

« Un peuple qui ne connait pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines. »
Marcus Garvey (1887-1940, Jamaïque)
« La mémoire historique est l’un des terrains fondamentaux où se mène la lutte des classes au plan idéologique. »
Domenico Losurdo, philosophe et historien italien (Fuir l’histoire ? La révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui, éd. Delga et Le Temps des Cerises, 2007)

L’enseignement de l’histoire est-il en péril ?
Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet, professeures d’histoire, ont mené un travail sur l’analyse du fascisme dans les programmes scolaires et livrent un diagnostic inquiétant.
Enseignement de l’histoire. Enjeux, controverses autour de la question du fascisme, de Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet. Éditions Adapt-Snes, 126 pages, 12 euros.
Présentation du livre par l’historien Jacques Girault « L’enseignement de l’histoire est-il en péril ? » , l’Humanité, 22 février 2017

Henri Barbusse, « Soldat de la paix »
Henri Barbusse, journaliste, homme de lettres, écrivain, résolument engagé dans l’action révolutionnaire, il prit résolument le parti de la paix après la guerre de 14-18. Il dénonça l’effroyable tuerie dans son livre « Le feu » qui reçu le Prix Goncourt en 2016.
À l’occasion du centenaire de ce prix, un hommage est rendu en cette année 2016 par l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants) dont il fut le fondateur.
H Barbusse
Exposition en photos en hommage à Henri Barbusse (clic)

Recherches historiques et commémorations
Entre enseignements et actes symboliques, comment transmettre l’histoire ?
l’Humanité, 20 septembre 2016
Réponse à François Fillon et critique du « récit national » (texte collectif)
Réhabilitez la Commune de Paris, Monsieur le président !
Roger Martelli et Joël Ragonneau (coprésidents de l’association des Amis de la Commune de Paris 1871)

En digne héritier, 70 ans après Jules Moch, M. Valls récidive
Léo Figuères, dirigeant de l’ARAC constatait en 2007 dans son livre « Une longue marche; le mouvement ouvrier et populaire en France de la Révolution à nos jours« , que, tant dans les périodes d’essor du mouvement populaire que dans les périodes de crise, le combat incessant et multiforme du monde du travail a au moins empêché des reculs de civilisations et souvent imposé des améliorations de la condition des travailleurs… mais tous les moyens sont utilisés pour diviser, discréditer, réprimer les « dominés »… Le Parti socialiste a déjà pratiqué ainsi en France à la fin du Front Populaire et entre 1947 et 1948 avec le Ministre de l’Intérieur Jules Moch … serait-il la référence du gouvernement de Manuel Valls qui veut faire taire le mouvement populaire contre la Loi dite Travail ?
Le Réveil des combattants (Revue de l’ARAC) a pensé utile de livrer pour l’intelligence collective, ces bonnes feuilles du livre de Léo Figuères « Une longue marche : le mouvement ouvrier et populaire en France de la Révolution à nos jours », éd. Le Temps des Cerises, 2007.
Extraits publiés dans le Réveil du Combattant, n° 825, juin 2016
Pour consulter les numéros de la Revue « Le réveil du combattant » sur le site de l’ARAC :
www.le-reveil-des-combattants.fr

« Lassalle et Marx sont d’accord. Tous deux ont affirmé la subordination de l’histoire et de la philosophie aux diverses formes de la propriété »
Jean Jaurès, 12 décembre 1894

Les élites françaises entre 1940 à 1944 : de la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine
Annie Lacroix-Riz, Armand Colin éditeur, avril 2016, 496 pages
Notre amie, l’historienne Annie Lacroix-Riz, grande spécialiste de la deuxième guerre mondiale et de la Collaboration, nous propose son dernier ouvrage Les élites françaises entre 1940 et 1944, publié chez Armand Colin.
Annie Lacroix-Riz s’appuie sur ses recherches les plus récentes exploitant des archives inédites issues notamment de la Haute Cour de Justice mais également des archives de Washington.
Les classes dirigeantes françaises, confrontées à un peuple jugé trop rétif, ont pris l’habitude de s’appuyer sur des homologues étrangères, plus puissantes et plus sûres d’elles.
Au XXème siècle, elles ont opté tour à tour ou conjointement pour leurs partenaires d’Allemagne et des États-Unis.
À l’été 1940, au terme d’une décennie de crise, triompha avec Vichy le tutorat allemand qu’elles avaient mûrement préparé.
C’est leur « Collaboration » politico-policière avec le Reich vainqueur, règlement de comptes contre une partie importante de la population, qui est étudiée ici …… pour déboucher au ralliement à la Pax Americana, du grand capital financier aux chefs militaires et au haut clergé, quand le nazisme ne s’avéra pas vaincre.
Suivez l’actualité d’Annie Lacroix-Riz sur son site http://www.historiographie.info/

Manuels scolaires : enjeux et controverses de l’enseignement de l’histoire
Nouveau livre : « Enseignement de l’histoire : enjeux, controverses autour de la question du fascisme »
Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet , ADAPT-SNES éditions, 2016, 126 pages, 12 euros.
Deux professeures d’histoire, notre amie Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet, attirent notre attention sur ce qu’est devenu aujourd’hui cet enseignement tant du point de vue pédagogique (thèmes contre chronologie, compétences contre connaissances) que dans son contenu :
Où le concept de totalitarisme apparu lors des réformes successives de l’enseignement apparaît comme une arme idéologique quasi-officielle pour discréditer l’expérience socialiste de l’URSS. Où le terme de fascisme disparaît. Où les liens du grand capital allemand avec Hitler sont gommés. Où la résistance antifasciste est passée sous silence. Où la détention des communistes et autres opposants dans les camps ouverts dès 1933 ne sont pas évoqués. Où l’Espagne républicaine et sa résistance contre les putschistes franquistes sont absentes des programmes…
La démarche de ces nouveaux programmes « répond à l’évidence à une volonté de propagande politique ».
L’histoire est abordée sous l’angle de la violence qui bannit les dimensions économiques politiques et sociales … la lutte des classes n’existe pas.
Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet, comme d’autres historiens, comme notre association Amis de Léo Figuères, participent à leur façon à une meilleure compréhension des mouvements populaires, des révolutions …
La bourgeoisie a compris quel usage elle pouvait faire de l’histoire afin d’empêcher tout changement… les manuels d’histoire le démontrent.
Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet posent la question de la capacité de l’histoire scolaire à aider les jeunes à mieux comprendre les enjeux du présent et ainsi exercer leur citoyenneté d’une façon plus éclairée.
À commander
www.adapt.snes.edu

Le livre de Léo Figuères « Les Fureurs du XXème siècle » réédité (2016)
Le livre « Les Fureurs du XXème siècle: crises, mouvements populaires, guerres, résistances, révolutions et contre-révolutions de 1900 à l’an 2000″ est réédité, par le Temps des Cerises, à l’occasion du 80ème anniversaire du Front Populaire, 1936 -2016, avec le concours d’ALF.
Cette nouvelle édition bénéficie de la préface écrite par l’universitaire et essayiste Jean Ortiz.
Ce livre est un véritable précis d’histoire du siècle dernier, utile à tous ceux qui veulent disposer des repères essentiels à la compréhension de notre époque afin de mieux agir aujourd’hui et demain pour l’émancipation humaine.
Couv_Figuères_Les fureurs du XXe_RI 2016_4 Le Temps des Cerises éditeurs – ISBN 9782370 710895 – 2016 – 212 pages – 15 €
Morceaux choisis de la préface de Jean Ortiz (2016)

Fascisme : un mot inconnu des programmes d’histoire de Troisième
Dans cet article paru dans le Patriote Résistant (journal de la FNIDRP, fédération des déportés résistants) les professeurs d’histoire Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet s’inquiètent de la manière dont sont traitées dans les programmes actuels les questions du fascisme dans l’entre-deux-guerres et de la Seconde Guerre mondiale.
La vision orientée des programmes d’histoire  Le Patriote Résistant. Juin 2015

Indonésie 1965, l’un des pires crimes de masse du XXe siècle
Cinquante ans après le massacre par l’armée indonésienne de centaines de milliers de citoyens communistes ou soupçonnés de l’être. A ce jour, aucun des responsables de cette campagne de terreur n’a été jugé…
Léna Bjurström, journaliste, nous dit ce que fut cet effroyable massacre et comment les survivants et les familles des victimes luttent pour obtenir justice.
Indonésie 1965, mémoire de l’impunité  Le Monde Diplomatique. Décembre 2015

A propos de Robespierre
La première phase de la Révolution française, visant le renversement du pouvoir absolutiste, fait l’unanimité, ou presque : ne vient-elle pas donner corps à l’esprit des Lumières ? Mais la suite divise violemment. Notamment au sujet de Robespierre, qui, selon certains, conjuguerait tous les vices antidémocratiques : le populisme et l’extrémisme… deux siècles de calomnies !
De quoi se méfier de tout projet radical…
Robespierre sans masque     par Maxime Carvin, doctorant en science sociales,
Le Monde Diplomatique. Novembre 2015

Violence ouvrière, violence patronale: que disait vraiment Jaurès ?
L’historien Jean-Paul Scot revient sur le discours prononcé par Jean Jaurès lors de la séance du 19 juin 1906 à la Chambre des députés. Lequel fait le tour des réseaux sociaux après l’explosion de colère des salariés d’Air France.
A propos de la violence ouvrière  L’Humanité. Octobre 2015

Un document exceptionnel sur les coulisses de la seconde guerre mondiale
Les carnets de l’ambassadeur soviétique Ivan Maisky à Londres de 1932 à 1943 permettent de montrer que le choix de l’establishment britannique penche alors nettement du côté de l’Allemagne. L’année suivante les accords de Munich conclus lors d’une conférence européenne à laquelle l’Union soviétique ne fut pas même conviée, le confirment.
Carnets de l’ambassadeur soviétique Yvan Maisky à Londres, Le Monde Diplomatique. Octobre 2015

6 août 1945 : l’apocalypse nucléaire s’abat sur Hiroshima
L’historien américain Howard Zinn écrivait « Si le mot « terrorisme » a une signification alors il s’applique exactement aux bombardements par les États-Unis d’ Hiroshima et Nagasaki ». La décision américaine d’utiliser l’arme atomique contre le Japon relève clairement d’une guerre de la terreur.
70 ans après Bernard Frederick  nous replonge dans cet enfer et met à nu la réalité des faits en abattant la propagande américaine. Aucune justification de ce bombardement, le Japon est vaincu et cherche à négocier…
Plongée dans la barbarie américaine   L’Humanité Dimanche. Août 2015

8 mai 2015 : 70ème anniversaire de la victoire sur le nazisme
D’après une enquête d’opinion de l’IFOP réalisée du 4 au 6 mai 2015 : 54% des Français (59% chez les moins de 35 ans) considèrent que ce sont les USA qui ont le plus contribué à la défaite de l’Allemagne nazie et 23% l’URSS. Or  en 1945  ils étaient 57% de Français à se prononcer pour l’URSS et seulement 20% pour les USA  !!
L’historienne Annie Lacroix-Riz nous rappelle ce que fut le rôle de l’URSS dans la deuxième guerre mondiale à l’inverse, de ce qu’elle nomme « la mutation pro-américaine », de l’historiographie française.

Le rôle de l’URSS dans la deuxième guerre mondiale (1939-1945) par Annie Lacroix-Riz, professeur d’Université, spécialiste d’histoire contemporaine. Mai 2015.

30 avril 1975, Vietnam, enfin la réunification…
Quelques rappels historiques  pour le 40ème anniversaire de la libération du Vietnam par Nguyen Dac Nhu-Mai, représentante permanente en France de VAVA (Vietnam Association pour les victimes de l’Agent orange/dioxine). Avril 2015.

« Ils veulent gagner la guerre des mémoires »
Extrême droite. L’historien Alain Ruscio, spécialiste de la guerre d’Algérie, rappelle le travail de sape des « descendants idéologiques de l’OAS ». L’Humanité. 20 mars 2015.
Alain Ruscio publie aux éditions La Découverte « Nostalgérie. L’interminable histoire de l’OAS ». Avril 2015.

Le postulat de la supériorité blanche et de l’infériorité noire
par Catherine Coquery-Vidrovitch, professeur d’Université, historienne spécialiste de l’Afrique
Dans Le livre noir du colonialisme, 16ème-21ème siècle : de l’extermination à la repentance, ouvrage collectif sous la direction de Marc Ferro, 2003, éd. Robert Laffont
Le postulat de la supériorité blanche et de l’infériorité noire

Jean Jaurès
100ème anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès le 31 juillet 1914.
Dans ce texte introductif à ses études sur Jean Jaurès, Léo Figuères dégage la personnalité et l’action tout à la fois des dénigrements systématiques et des panégyriques intéressés de ce dirigeant socialiste.

Jaurès et jauressisme dans le mouvement ouvrier français

La Pologne dans la stratégie extérieure de la France de 1938 à 1939
par Annie Lacroix-Riz, historienne
Sur la Pologne en 38 39

Le débarquement du 6 juin 1944 : du mythe d’aujourd’hui à la réalité historique
par Annie Lacroix-Riz, Professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris VII-St Denis Diderot
A propos du 6 juin 1944  Juin 2014

Le péché originel du XXè siècle
par Domenico Losurdo, professeur d’histoire de la philosophie à l’Université d’Urbino (Italie)
La terminologie qui commence à apparaître entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle est déjà symptomatique: « races inférieures », peuples-bêtes et peuples-intruments de travail, ou bien, comme on le dira plus tard, Untermenschen (sous homme); « eugénique » pour les vagabonds et les parasites (les « éléments asociaux » visés plus tard par le nazisme), « camps de concentration », anéantissement », « extermination », « holocauste ».  Il n’y a pas de doute, le laboratoire du Troisième Reich et des horreurs du vingtième siècle renvoie à la tradition coloniale ou encore à l’histoire du traitement infligé aux « barbares », dans les colonies et même dans la métropole, de la part de ceux qui se sont autoproclamés représentants exclusifs de la civilisation…
clic sur image pour la Présentation du livre par Vincent Chambarlhac
Couv Péché Originel de Losurdo

Qui écrit l’histoire ? À propos du livre d’Annie Lacroix-Riz, Professeure d’histoire contemporaine
Les opérations d’ingérence culturelle conduites en France par les États-Unis, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale et tout au long de la Guerre froide, ont eu un impact fort sur la vie intellectuelle du pays. Dans son dernier ouvrage, « L’Histoire contemporaine sous influence », l’historienne Annie Lacroix-Riz dénonce la dérive de sa discipline où des chercheurs, en quête de reconnaissance et de financements, acceptent de s’écarter de la vérité pour produire des travaux à usage politique. Elle revient notamment sur la conversion de plusieurs universitaires, venus des rangs du PCF, à l’anticommunisme le plus primaire et sur la réécriture de leur histoire par des entreprises liées au Reich ou à la Collaboration…
Historiens sous influence par Paul Labarique

Une vision surprenante de Staline chef de guerre
par Georges-Henri Soutou, Professeur à l’Université de Paris IV – Sorbonne
A propos du livre « Stalin’s War. From World War to Cold War, 1939-1953 »
Les historiens sont révisionnistes par profession, n’en déplaise aux tenants du politically correct. Depuis quelques années, Staline fait l’objet d’une appréciation plus positive de la part de nombreux historiens russes, mais aussi occidentaux, tandis que la Russie de Vladimir Poutine l’a de nouveau inscrit au Panthéon des grands hommes d’Etat russes. La question est plus complexe qu’on ne le croit : le livre de Geoffrey Roberts donne l’occasion de l’approfondir, même si on peut être en désaccord avec lui.
Livre – Stalin’s war – de Geoffrey Roberts, professeur d’histoire à l’University College de Cork en Irlande
Le livre a été traduit et édité par les éditions Delga en septembre 2014 sous le titre « Les guerres de Staline, de la guerre mondiale à la guerre froide (1939 – 1953) » et préfacé par Annie Lacroix-Riz.