Repères biographiques

Une biographie de Léo Figuères est présentée dans l’encyclopédie libre WIKIPÉDIA

27 mars 1918, naissance de Léopold Figuères (dit Léo) à Perpignan.
Enfance et adolescence à Prades (Pyrénées Orientales).
Orphelin de mère à 4 ans, son père est journalier chez les jardiniers locaux.
1932
Septembre, adhésion à la Jeunesse communiste (JC) à Prades.
1933
Mai, premier discours public à l’âge de 15 ans pour porter la contradiction au député socialiste Berlia.
Juin, début de l’apprentissage comme typographe dans une imprimerie de Perpignan.
1934
Au début de l’année : adhésion au Parti communiste.
Élection au Comité régional PCF en Languedoc.
1935
Élection au Comité central de la Jeunesse communiste.
14 juillet, choisi pour lire la déclaration commune des organisations de jeunesse, au stade Buffalo, lors du rassemblement national des organisations du Front populaire.
Août, le PCF lui propose de se rendre à l’école de l’Internationale communiste à Moscou pour un séjour de 2 ans. Retour en mars 1937.
1937
Organise le travail de convoyage de matériel et de volontaires français à travers les Pyrénées pour aider l’Espagne républicaine.
Septembre, est chargé par la direction des JC de créer une organisation pour les jeunes ruraux l’UJAF (Union de la Jeunesse Agricole de France) qui tient son congrès constitutif en novembre à Paris.
1938
Juillet, délégué au Congrès mondial de la jeunesse pour la Paix à New York, avec Danielle Casanova, André Carrel, André Leroy, Raymond Guyot…
1938 à 1941
Affectation militaire en Corse à Bonifacio, à Porto-Vecchio puis à Bastia.
1941
Février, rencontre à Bastia avec Pierre Georges (futur colonel Fabien) pour organiser la résistance aux nazis.
Avril, démobilisé, il entre dans la Résistance en rejoignant Lyon. Il prend la responsabilité de l’inter-région (Rhône, Loire) en remplacement de Pierre Georges, dans le « triangle » dirigeant la résistance des JC avec Victor Johannès et Paul Casteur.
Août, prend la direction des JC clandestines pour la zone sud jusqu’à la Libération.
1944
Septembre, 1er meeting à la Bourse du Travail de Lyon libéré, aux côtés de Raymond Guyot, Léon Mauvais et Louis Aragon.
Désigné membre de l’Assemblée nationale consultative provisoire au titre des Forces unies de la jeunesse patriotique.
1945
Secrétaire général de la JC, participe à la transformation de la JC en Union de la Jeunesse Républicaine de France (UJRF).
18 avril, mariage avec Léa Lamoureux, dit Andrée dans la Résistance, qui fut son agent de liaison dans la zone sud.
Juin, élection au Comité central au Xe Congrès du PCF.
Octobre, élection comme député des Pyrénées Orientales à l’Assemblée constituante.
1946
Nommé directeur du journal de l’UJRF, l’Avant-garde.
Mars, première rencontre avec Hô Chi Minh, président du nouvel Etat vietnamien, venu à Paris pour tenter de négocier un accord définitif avec l’Etat français.
1948
Mai, élu secrétaire général de l’UJRF au IIe Congrès de l’UJRF à Lyon.
1950
Janvier, mission au Vietnam en guerre contre le colonialisme français, passage par la Chine où il s’entretient avec Mao Tsé-Toung, Liu Shaoqi et Chou En-Lai. Dans le maquis vietnamien pendant plusieurs mois, il rencontre Hô Chi Minh, le général Giap et Pham Van Dong.
Juillet, retour à Paris, il publie des reportages dans l’Humanité, l’Avant-Garde, Libération et l’ouvrage « Je reviens du Vietnam libre« .
Août, mandat d’arrêt du gouvernement français contre lui. Condamné à sept ans de réclusion par contumace pour son séjour dans le maquis vietnamien, il est contraint à une nouvelle clandestinité.
1952
Succède à Georges Cogniot comme représentant du PCF auprès du Bureau d’Information des Partis communistes (Kominform) à Bucarest.
Voyages d’étude en Bulgarie, Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie.
1955
Retour en France, campagnes de réunions publiques pour la Paix en Indochine.
1956
Décembre, arrestation à Albi, emprisonnement à la Santé.
1957
Janvier, procès ouvert à Paris, suite à sa condamnation par contumace, et ajourné sine die par les autorités afin d’éviter le procès politique de la guerre d’Indochine.
Chargé par le PCF du travail parmi les intellectuels avec Laurent Casanova.
Initiateur de la semaine de la pensée marxiste avec en prolongement la création du Centre d’Etudes et de Recherches Marxistes (CERM).
1959
Mars, élu au Conseil municipal de Malakoff.
Juin, élu à la direction du PCF comme membre du secrétariat du Comité Central au XVe congrès du PCF.
Novembre, participe à l’organisation de la Conférence des partis communistes d’Europe capitaliste à Rome.
Élu au conseil général de la Seine dans le canton Malakoff centre – Vanves puis des Hauts de Seine dans le canton de Malakoff.
1960
Participe à la commission préparatoire de la Conférence mondiale des 81 partis communistes et à la conférence à Moscou en novembre.
1962
8 février, manifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie, est matraqué à Charonne par les forces de police alors qu’il les informait de la dispersion de la manifestation : il y eut 9 morts dont 7 communistes.
1964
Avril, effectue avec François Billoux et Eugène Hénaff un voyage au Vietnam pour aplanir les différences d’appréciation avec les dirigeants vietnamiens sur des questions nationales et internationales comme les rapports sino-soviétiques.
Mai, à son retour du Vietnam, avant le 17è congrès du PCF, Waldeck Rochet lui annonce qu’il ne fera plus partie du secrétariat du PCF, en particulier en raison des réserves que Léo Figuères avait émises sur les prises de position abruptes du PCF à l’égard du Parti communiste chinois.
A la suite de Roger Garaudy, il est nommé directeur des Cahiers du Communisme, revue politique et théorique du PCF.
1965
Mars, élu maire de Malakoff après le décès de Léon Salagnac.
1969
Pendant et après les mouvements de Mai 68, il publie deux essais sur le gauchisme dont l’ouvrage « Le Trotskisme cet anti-léninisme » édité par les Éditions Sociales.
1971
Publie aux Éditions sociales le premier volet de ses mémoires « Jeunesse militante ».
1976
En désaccord avec les orientations de la direction du PCF de l’époque, au XXIIème congrès du PCF il demande à quitter ses fonctions de membre du Comité central et de directeur des Cahiers du communisme.
Années 70 et 80
Nombreux séjours à l’étranger comme élu ou comme représentant du PCF : Guinée, pays d’Amérique latine, Maroc, Tunisie, Israël, États-Unis, Pologne, Roumanie, RDA, Tchécoslovaquie, URSS.
1977 à 1996
Se consacre essentiellement à ses fonctions de maire de Malakoff et de conseiller général des Hauts de Seine, tout en faisant part de son opinion sur les événements politiques à travers des notes ou des rencontres avec les dirigeants du PCF et publie des essais politiques.
1979
Est à l’initiative avec d’autres personnalités de la création de l’association « Les Amis de Georges Cogniot » (écrivain, philosophe, dirigeant communiste et sénateur).
1983
23 septembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur en tant que Résistant. La médaille lui est remise par le colonel Rol Tanguy, ancien chef des FTP en Ile de France, en présence des ambassadeurs de RDA, de Tchécoslovaquie, d’URSS et du Vietnam, du ministre Anicet Le Pors et du directeur de l’Humanité Étienne Fajon.
1985
16 septembre, il est fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres pour ses nombreux ouvrages et sa contribution au développement de la culture en tant qu’élu.
1993
Ne se représente pas comme conseiller général, Catherine Margaté est élue à sa place.
1995
Publie au Temps des Cerises, « Passé et avenir d’une espérance », qui est la suite de ses mémoires sur son itinéraire militant et une réponse aux contre-vérités de François Furet dénaturant le combat des communistes.
1996
Septembre, il démissionne de ses responsabilités de maire, Catherine Margaté est élue maire de Malakoff par le Conseil municipal.
Publie une « Histoire des communistes français » aux éditions Le Temps des Cerises.
1998 à 2011
Publie au Temps des Cerises, sept ouvrages sur le mouvement ouvrier et révolutionnaire, où il livre ses réflexions pour un socialisme du XXIè siècle.
Un huitième est publié à titre posthume, en septembre 2012, « De Trotsky aux trotskysmes, éléments pour un débat ».
1er août 2011
Léo Figuères meurt à Perpignan, en pleine possession de ses facultés physiques et intellectuelles. Il repose au pied du pic du Canigou, dans le village de Los Masos (Pyrénées Orientales) où il avait une maison.
2012
Septembre, création de l’association  Amis de Léo FiguèresALF  avec comme présidentes d’honneur Madame Andrée-Léa Figuères et Madame Catherine Margaté, maire de Malakoff.
2013
En avril est publié aux éditions Le Temps des Cerises l’ouvrage collectif « Léo Figuères, un homme debout » qui dresse le portrait de l’homme d’action, du résistant, de l’élu, du dirigeant politique et de l’essayiste que fut Léo Figuères à travers de nombreux témoignages, des extraits de ses livres et de nombreuses photos inédites.
2015
En avril à l’occasion des dates anniversaires de la création de la République Démocratique du Vietnam en 1945 et de la libération de tout le Vietnam en 1975, est publié aux éditions Le Temps des Cerises, en collaboration avec ALF, le premier livre écrit par Léo Figuères en 1950, après sa mission dans les maquis vietnamiens en guerre contre le colonialisme français, « Je reviens du Vietnam libre », préfacé par l’historien Alain Ruscio.
2016
En mars à l’occasion d’une initiative d’ALF, pour les 80 ans des Fronts populaires en France et Espagne, est présentée la nouvelle édition du livre de Léo Figuères « Les Fureurs du XXème siècle : crises, mouvements populaires, guerres et résistances, révolutions et contre-révolutions de 1900 à l’an 2000 », préfacée par l’essayiste Jean Ortiz, publiée aux éditions Le Temps des Cerises.