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L’ancienne résistante et militante communiste Léa Figuères s’est éteinte

Le Parisien 8 avril 2020

L’épouse de l’ancien maire communiste de Malakoff, Léo Figuères, avait 97 ans. Infectée par le Covid-19, cette figure de la commune est décédée le lundi 6 avril, à l’hôpital Béclère.

Par Ariane Riou et Charles-Edouard Ama Koffi

Léa Figuères est décédée du Covid-19 à 97 ans. La femme de l’ancien maire de Malakoff, Léo Figuères, s’est intéressée à la vie de la commune jusqu’à sa mort. Elle était présente lors de l’inauguration de la place dédiée à son époux, ici en 2018.

 

Le Parisien 8 avril 2020 « Coronavirus : l’ancienne résistante et militante communiste Léa Figuères, s’est éteinte« 

Léa Figuères dite Andrée … une grande dame nous a quittés


Léa Figuères lors de l’inauguration de la Place Léo Figuères à Malakoff le 18 juin 2018 (photos Séverine Fernandes).

                                          
Léa Lamoureux, « Andrée » dans la Résistance à Lyon      Léa avec Léo lors de son arrestation le 15 décembre 1956

Léa Figuères dite Andrée, hospitalisée suite à l’infection par le coronavirus, s’est éteinte lundi 6 avril.

Née à St Amand-Montrond (Cher) le 10 décembre 1922, elle était la fille d’Auguste Lamoureux (ouvrier, syndicaliste et Libre Penseur) et de Juliette Gauthier,couturière (qui devint Gilberte dans la Résistance, la Médaille de la Résistance lui fut décernée).

Très jeune Léa prend conscience de l’injustice et à 14 ans adhère, dès sa création en 1936, à l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), organisation politique liée à la Fédération des jeunesses communistes. Avec l’UJFF elle milite pour soutenir les Républicains espagnols contre les putschistes franquistes lors de la Guerre d’Espagne, et organise les collectes alimentaires pour les réfugiés espagnols.

Puis vint l’occupation nazie. Dans l’année 1941 Léa quitte le Cher pour rejoindre la Résistance, elle n’avait pas encore 19 ans. La voici à Clermont-Ferrand dans l’organisation clandestine des Jeunes communistes puis à Lyon où elle devient Andrée son nom de résistante qu’elle gardera par la suite. Aux côtés de Léo Figuères, dont elle sera la compagne, elle mène le combat avec les Jeunesses communistes de la zone sud. Pour son action, elle fut décorée de la Croix du combattant volontaire de la Résistance.

Adhérente du PCF, Léa est restée jusqu’au bout fidèle à ses idéaux de jeunesse et n’a cessé de lutter pour l’émancipation humaine à travers tous les dangers et les vicissitudes du combat révolutionnaire. Elle a aussi poursuivi le combat de mémoire comme responsable au sein de l’ANACR, en particulier à Malakoff, pour que ne soit pas oublié le rôle des communistes dans  la Résistance.
Militante également aux Parents d’élèves elle a toujours été attentive aux questions de l’éducation, elle est devenue DDEN (Déléguée Départementale de l’Éducation Nationale).

Léa a fait en sorte que les œuvres de Léo Figuères soient republiées avec le concours de l’association des Amis de Léo Figuères-ALF dont elle était la présidente d’honneur.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, déclarait  « Je tiens au nom de tous les communistes, à dire combien nous sommes fiers d’avoir eu l’honneur de compter parmi nous cette femme forte, courageuse et déterminée que fut Léa, cette grande figure de l’engagement communiste »

Selon sa volonté elle a été inhumée le 15 avril aux côtés de Léo à Los Masos, commune des  Pyrénées-Orientales. La cérémonie s’est déroulée dans une intimité familiale limitée en présence de monsieur le maire de Los Masos, Guy Cassoly.

Pour Jaurès « Le courage c’est d’aller vers l’idéal et de comprendre le réel », telle fut la vie de Léa.