Archives du mot-clé Cuba

Activités d’ALF en 2014

Après la soirée du 22 novembre 2013
Notre association, fondée en 2012, a pris son envol. L’assemblée du 22 novembre a réuni plus de soixante personnes et l’année 2014 promet d’autres succès:
– dès le vendredi 31 janvier à 18h30, grande salle de la Maison de la vie associative à Malakoff, soirée cubaine avec une conférence-débat « Cuba et les médias » animée par Salim Lamrani, professeur d’Université, en présence du nouvel ambassadeur de Cuba en France, Monsieur Hector Igarza, suivie d’un repas cubain, au son de la salsa.
Inscrivez vous pour le repas, si possible, avant le 10 janvieradresse mail ou courrier ci-dessous.
– le mardi 13 mai, à 18h30 à la Médiathèque de Malakoff, nous recevrons Annie Lacroix Riz, historienne, célèbre par ses livres sur la Collaboration des élites politiques et économiques avec l’occupant nazi, pour une conférence-débat sur « L’histoire contemporaine et la politique ».
– des travaux sont en cours: une étude de la conférence de la jeunesse de 1938, une recherche sur la séparation des pouvoirs, la réalisation d’une vidéo présentant le témoignage d’un ami de Jeunesse de Léo.
– une animation autour du thème du racisme, séquelle du colonialisme, est envisagée en juin.
Nous vous proposons donc de rejoindre notre association ou de renouveler votre adhésion pour 2014 et nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2014.
Le Président,
Michel Cibot

« Amis de Léo Figuères – ALF »   Hôtel de Ville – 92240 Malakoff
alf.leofigueres@orange.fr

Disparition de Nelson Mandela le 5 décembre 2013

Souvenirs de Jean Ortiz
Je me souviens, dans les années 1980, pour Mme Thatcher et même pour le gouvernement Rocard, Mandela était un « terroriste » (il a figuré avec l’ANC sur la liste noire des USA jusqu’en 2008 !!), un « communiste » (ce qui était vrai comme vient de le révéler le Parti communiste d’Afrique du Sud); il était « à l’Est »… le régime de l’apartheid servait à l’oligarchie blanche et à ses amis et protecteurs capitalistes « occidentaux » à amasser les profits, à s’accaparer les richesses du pays, à « esclaviser » les Noirs, à réprimer à tour de bras, sans que cela n’émeuve Londres, Paris, Washington, en réalité complices…
Mandela et son terrible sort, le bagne, n’étaient connus que des militants, et « le monde libre » s’accommodait plutôt bien de l’apartheid au nom, entre autres, de « l’anti-communisme »… Dans les rues, les communistes, quelques syndicalistes, quelques chrétiens, des petits comités anti-apartheid etc… exigeaient sa libération et la fin de l’apartheid, clamaient leur solidarité avec l’ANC.
(N’oublions pas les jeunes communistes qui occupèrent en 1984 l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris – le ministre Pierre Joxe envoya ses policiers qui brutalisèrent les jeunes militants, le premier ministre était Laurent Fabius et François Mitterrand, le Président !)
François Mitterrand était alors aux abonnés quasi absents… les affaires sont les affaires.
C’était l’époque où la représentante de l’ANC – Dulcie September – était assassinée… à Paris
en 1988 (ne bénéficiant pas de la protection de la police française).
Plus tard, nous avons assisté (ne boudons pas notre plaisir, mais sans angélisme), à la « mandélomania », voire à la peopolisation du héros. La « sanctification » prétendait le vider de son contenu politique, de sa signification … L’histoire n’aura pas la mémoire courte.
Honneur à ce grand combattant, à ce militant exceptionnel, à son juste combat !
Jean Ortiz
N’oublions pas le sacrifice des combattants cubains qui infligèrent une défaite à l’armée de l’apartheid, la plus forte armée d’Afrique, à Cuito-Cuanavale en 1988 qui conduisit le gouvernement raciste à engager des négociations avec l’ANC.
C’est à Cuba que Mandela fit son premier voyage à l’étranger le 26 juillet 1991 pour rappeler ce qu’il devait aux forces révolutionnaires cubaines.

Le blocus contre Cuba isole Washington

    L’Humanité, le 31 Octobre 2013
Pour la 22e fois, l’ONU a condamné l’embargo exercé par les États-Unis.
Les États-Unis sont de plus en plus seuls. L’assemblée générale des Nations unies a voté mardi pour la 22e fois en faveur d’une résolution condamnant l’embargo américain contre Cuba, en vigueur depuis cinquante-trois ans. Comme l’an dernier, 188 pays ont voté en faveur de cette résolution. Seuls les États-Unis et leur allié israélien ont voté contre. Trois micro-États du Pacifique (Micronésie, les îles Marshall et Palau), habituellement alignés sur Washington, se sont abstenus. « Les dégâts humains qu’engendre le “blocus” sont incalculables. Le blocus provoque des souffrances et constitue une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’homme », a déclaré Bruno Rodriguez, le ministre cubain des Affaires étrangères. Cuba a enregistré des pertes de plus de 1 000 milliards de dollars à cause de l’embargo décrété unilatéralement en 1962 sous l’administration de John F. Kennedy. Mis en place pour miner l’économie cubaine et abattre la révolution castriste, ce blocus contredit les principes du droit international tels qu’ils sont définis par la charte des Nations unies et représente une violation du droit d’un État souverain à la paix, au développement et à la sécurité. Lors de son accession au pouvoir, en 2009, le président Obama avait annoncé un nouveau départ vis-à-vis de Cuba et s’était dit convaincu de pouvoir orienter les relations avec elle dans une autre direction. Or, cinq ans plus tard, le constat est là : la portée extraterritoriale du blocus s’est élargie et la traque des transactions financières de Cuba de par le monde s’est aggravée.
Bernard Duraud

http://www.humanite.fr/monde/le-blocus-contre-cuba-isole-washington-552307