L’Algérie et nous

ALF – Amis de Léo Figuères en collaboration avec ACCAAgir Contre le Colonialisme Aujourd’hui
organisent une soirée intitulée L’ALGÉRIE ET NOUS
Conférence-débat, VENDREDI 20 SEPTEMBRE à partir de 18h30,
Salle des Conférences de la Médiathèque Pablo Neruda (Malakoff, 92). Entrée libre
Sur la situation en Algérie et autour du livre « Les communistes et l’Algérie, des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962 » d’Alain Ruscio
Avec Alain RUSCIO, historien,
et la participation de Sadek HADJERES, ancien dirigeant du Parti communiste algérien (PADS), et Zouir BESSA, directeur du journal Alger Républicain.

Cuba : blocus criminel et illégal des États-Unis

Donald Trump poursuit son objectif de destruction de la société cubaine : blocus aggravé, Loi Helms Burton, mesures visant à l’interdiction à la quasi-totalité de la population des États-Unis de visiter Cuba et de connaître sa population, sa culture…

De par le monde, des voix s’élèvent pour protester et demander l’annulation de ces sanctions illégales, inhumaines, immorales, cruelles pour la population de l’Île. Ces voix se doivent de s’amplifier y compris dans notre pays, au plus haut niveau de l’État.

L’interview sur France 24 de Monsieur l’Ambassadeur de Cuba en France

Trois livres pour l’été

Un féminisme décolonial de Françoise Vergès (La Fabrique éditions, 12 €)

Dans son dernier essai, « Un féminisme décolonial« , Françoise Vergès (Universitaire et Présidente du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage) fait la critique d’un féminisme occidental et bourgeois qui chercherait à donner des leçons aux femmes racisées plutôt qu’à les émanciper.
Françoise Vergès est une féministe décoloniale. Ce féminisme vise à atteindre l’intersectionnalité et la convergence des luttes, à la fois contre le sexisme, le racisme, le capitalisme, l’impérialisme. Ce livre dénonce aussi les reliquats de l’idéologie coloniale qui structurent la société.
Pour Françoise Vergès « Le féminisme doit retrouver son tranchant antiraciste et anticapitaliste« .

Les communistes et l’Algérie. Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962 d’Alain Ruscio (éditions La Découverte, 28 €)

L’historien Alain Ruscio offre un ouvrage soigneusement documenté sur une page d’histoire souvent objet de polémiques. Il a travaillé sur des fonds d’archives récemment ouverts, comme celles du PCF aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis, et y révèle des documents nouveaux.
Il s’est agit ici d’évoquer les actions et analyses du communisme — français et algérien — face à la question coloniale en Algérie, des origines dans les années 1920 à la guerre d’indépendance (1954-1962). C’est l’ambition de cette somme exceptionnelle, qui propose une plongée dans les politiques communistes des deux côtés de la Méditerranée (PCF et PCA) durant plus de quatre décennies.

Le « modèle chinois » et nous de Tony Andréani (éditions L’Harmattan, 21.50 €)

Y a-t-il quelques enseignements à tirer, pour un pays comme la France, du système économique et politique chinois ? Aucun, selon les médias et même les spécialistes, malgré une croissance hors normes, un bond technologique, un relatif consensus social.
Pour Tony Andréani (Philosophe et Professeur au département de sciences politiques de l’Université de Paris 8) cependant, les succès chinois tiennent à une forme inédite de socialisme de marché, où le pouvoir politique a une vision de long terme, dispose de leviers puissants pour orienter le développement, où il garde le capitalisme privé sous contrôle ainsi que l’insertion du pays dans la globalisation, et où il commence à réduire de très fortes inégalités. Un modèle à l’opposé du modèle dominant en Occident.

Quand Patrick Besson met à mal Thierry Wolton

Notre ami Patrick Besson écrivain et polémiste redoutable, qui  refuse la « révolte consensuelle » et la « subversion doudou », utilise dans sa chronique du magazine Le Point le trait ravageur de sa plume et la dérision pour dénoncer l’anticommunisme obsessionnel de Thierry Wolton journaliste bien en cour, reconverti comme historien auto-proclamé du communisme.

À Wolton par Patrick Besson
Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un ami anticommuniste. Un peu trop, peut-être…

Le Point, 13 juin 2019
J’ai compté : « Le négationnisme de gauche » (Grasset) est le douzième ouvrage, Thierry, que tu consacres au communisme. Ne ferais-tu pas une fixation sur le sujet ? On pourrait presque parler de toc. Ta passion se comprendrait si tu étais un communiste fanatique, incapable de se priver, ne serait-ce qu’une journée, de l’objet de son affection. Au contraire, ta haine des communistes est notoire et tu la manifestes une fois encore…

Ne crois-tu pas qu’il est temps, Thierry, de passer à autre chose ?
On a bien compris que le communisme n’est pas ta tasse de thé !

Lire la chronique de Patrick Besson

Hommage à Clément Guion

Le monde à bas je le bâtis plus beau (Aragon)

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition ce samedi 11 mai de Clément Guion qu’on appelait affectueusement Titi.
 
Clément Guion deuxième à gauche au conseil municipal et troisième à droite devant le ministère
du Logement avec une délégation conduite par Léo Figuères et le député Guy Ducoloné.


Clément Guion deuxième à gauche à une manifestation pour la couverture du périphérique
et à droite à côté de Catherine Margaté élue maire et Léo Figuères.

Jeune ouvrier parisien, il fut très tôt militant de la Jeunesse Communiste et responsable de cette organisation. En 1965 Léo Figuères sollicita le jeune Clément pour qu’il rejoigne la liste aux élections municipales de Malakoff. Fier de cette confiance, ce jeune de 24 ans se révéla un élu actif et il lui fut confié rapidement des responsabilités au sein de la direction municipale en devenant maire-adjoint dès 1971.
Il fut un des représentants de la cause ouvrière au sein du Conseil municipal et participa à apporter le soutien de la ville aux travailleurs de Malakoff des usines Thomson, l’Oxhydrique, Walran, Ragonot, des ateliers RATP… en lutte pour leurs salaires, et conditions de travail, contre les fermetures d’usines et la désindustrialisation de la commune.

Comme maire-adjoint puis comme président de l’OPHLM, il participa à la modernisation de la ville tout en veillant à conserver la mixité sociale par le développement d’un urbanisme qui a permis la construction de logements sociaux, les réhabilitations, pour empêcher la spéculation immobilière et l’expulsion de locataires. C’est à cette tâche qu’il employa son énergie avec tous les élus pour faire de Malakoff une ville toujours plus solidaire, sociale et accueillante avec le souci d’être en contact direct et permanent avec les habitants pour agir au mieux au service de la population.

Comment oublier qu’il fut un opposant au colonialisme et à la guerre d’Algérie. Comme appelé il participa avec les soldats du contingent à déjouer le putsch des généraux fascistes en 1961 qui voulaient attenter à la République.

Clément Guion c’était aussi le militant communiste, fidèle à ses idéaux de jeunesse qui ne renonça pas à l’objectif de sortie du capitalisme et à l’avènement d’un nouvel ordre social, malgré les difficultés, les modes, les slogans de la pensée dominante comme des discours qui sous couvert de modernité abandonnent l’essentiel.

Si Clément Guion fut un proche collaborateur de Léo Figuères il était aussi son ami et celui de sa famille, il faisait partie du comité de parrainage de l’association Amis de Léo Figuères – ALF ce dont nous étions honorés. Nous nous souviendrons de Clément comme d’une personne  de conviction, affable, ouverte au dialogue, proche des gens avec qui on avait plaisir de discuter et de partager tous les petits moments qui font qu’on ne les oublie pas.

Nous ressentons de la tristesse, nous perdons un ami, un camarade. Au nom de tous les adhérents de notre association nous présentons nos condoléances émues à son épouse Michèle, à ses fils Thierry et Didier, à sa famille. Nous partageons leur peine et nous serons auprès d’eux lors du dernier adieu à notre ami et camarade Clément Guion ce vendredi 17 mai à 15h30 au cimetière communal de Malakoff.

Il demeure beaucoup à faire et à refaire Mais le chant consacré à la juste louange reste béni (Jean Marcenac)

Gilles Figuères

Pour l’histoire : à propos de la victoire sur le nazisme

L’Humanité, Vendredi, 10 Mai, 2019

Contre-feux. Lors des commémorations officielles ou évocations historiques, comme le 8 mai, le rôle de l’URSS dans la victoire contre le nazisme est trop souvent minoré.
Le premier ministre Édouard Philippe présidera la cérémonie internationale qui doit clôturer le 75e anniversaire du Débarquement en Normandie, le 6 juin prochain, a annoncé lundi le gouvernement.
Le président Emmanuel Macron devrait être pour sa part présent avec le président Donald Trump à la cérémonie franco-américaine prévue au cimetière de Colleville-sur-Mer (Calvados). La Russie ne serait pas invitée à la cérémonie internationale. L’Allemagne est, elle, invitée, selon Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées. Pourquoi depuis une dizaine d’années la Russie est-elle à ce point boudée ou carrément évincée de toutes les cérémonies officielles ? Et surtout, pourquoi son rôle majeur est-il aujourd’hui effacé du tableau des pays ayant permis de vaincre la barbarie nazie ?

Où sont passés les plus de 27 millions de morts soviétiques, soit plus de 16 % de la population, dont plus de la moitié étaient russes ? Qui parle encore du tournant de la bataille de Stalingrad durant la Seconde Guerre mondiale ?

Faut-il rappeler que l’Allié soviétique, en dépit des purges staliniennes qui avaient notamment décimé avant-guerre l’état-major de l’Armée rouge, a payé le prix fort pour terrasser la bête immonde ? Ne l’oublions jamais. N’en déplaise à ceux qui rejouent l’histoire aujourd’hui, l’Europe n’aurait pu se libérer sans l’Armée rouge et les peuples de l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS). Cette éviction du rôle des Russes et de l’URSS dans la victoire des Alliés, le 8 mai 1945, et dans la capitulation des troupes nazies pourrait s’apparenter à du révisionnisme historique, lorsqu’on sait que peu aujourd’hui (re)connaissent même ce rôle, alors qu’au sortir de la guerre, une majorité de Français plaçaient l’Union soviétique parmi les pays libérateurs.

Pierre Chaillan

Vendredi 29 mars, Malakoff rend hommage à Léo Figuères

À l’occasion du vernissage de l’exposition « Léo Figuères, un homme debout, 1918-2011 » dans les halls de l’Hôtel de Ville, la municipalité de Malakoff par la voix de sa maire Jacqueline Belhomme et du président d’ALF, Michel Cibot ont rendu hommage à Léo Figuères. Il a été retracé sa vie, ses engagements, son action à la tête de la municipalité pendant 31 ans et son œuvre comme écrivain.

Pour Michel Cibot « Léo nous a laissé une analyse lucide du socialisme réel et il considérait que le socialisme doit continuer d’être perçu comme une issue à la dérive vers la catastrophe annoncée. Il appelait à inventer la société socialiste et humaine du XXI siècle. »
Michel Cibot, président d’ALF présente l’exposition.

Cette exposition consacrée à Léo Figuères est visible jusqu’au 17 avril 2019 à l’Hôtel de Ville.

Vernissage de l’exposition « Un homme debout » vendredi 29 mars 2019 à 18h

La municipalité de Malakoff et l‘association Amis de Léo Figuères vous invitent au vernissage de l’exposition « Léo Figuères, un homme debout, 1918-2011 » :

Vendredi 29 mars à 18h
Hall de l’Hôtel de Ville de Malakoff (Place du 11 novembre)

L’exposition réalisée à l’occasion du centenaire de la naissance de Léo Figuères, retrace sa vie à travers 6 thèmes :
Jeunesse militante, de son adhésion aux jeunesses communistes jusqu’à son engagement dans la Résistance au nazisme.
Pour un Vietnam libre, son combat contre le colonialisme français en Indochine et les guerres coloniales.
Le dirigeant politique comme responsable national du PCF.
De missions en voyages, son activité internationale comme dirigeant et élu.
Au cœur de la culture, aux côtés de grands intellectuels et son travail d’écrivain.
Le maire de Malakoff, élu de 1965 à 1996.

Cette exposition sera visible dans le Hall et le 1er étage de l’Hôtel de Ville du 22 mars au 17 avril 2019.

Vendredi 29 mars à 18h30, assemblée générale d’ALF

Nous vous invitons à participer à l’assemblée générale annuelle de l’association Amis de Léo Figuères le :
Vendredi 29 mars 2019 à partir de 18h30
Salle des Conférences, Hôtel de Ville de Malakoff
Entrée, 22 rue Béranger

Ordre du jour :
– rapport d’activité 2018 : bilan de nos initiatives, participation au bureau du Conseil de la Vie associative
– rapport financier 2018
– élection du bureau
– discussion sur les initiatives 2019 : plusieurs thèmes sont proposés
« Les communistes et l’Algérie » suite au livre d’Alain Ruscio, « Science et progrès social », « Socialisme ou/et communisme », « Écologie, économie, émancipation », «  Les grandes fortunes et le mépris de classe en politique », autres propositions…

– L’assemblée générale sera précédée à 18h par le vernissage de l’exposition « Léo Figuères, Un homme debout » dans les halls de l’Hôtel de ville.

L’assemblée est ouverte à tous les adhérents d’ALF et aux associations.

La soirée se clôturera par un buffet.
En espérant vous revoir en cette occasion, recevez, cher(e) ami(e), mes amitiés.
Pour le bureau, le président
Michel Cibot

Notre ami Narcisse Falguera, ancien guérillero, nous a quittés

Nous venons d’apprendre une triste nouvelle, Narcisse Falguera est décédé ce samedi 2 février 2019, à Perpignan. Il fut une grande figure de la lutte contre le fascisme en Espagne et de la Résistance en France. Il fut un des premiers à parrainer notre association.

Narcisse Falguera vivait à Prades (66) et était un grand ami de Léo Figuères. Originaire de Barcelone il rejoint en 1936 les forces légales espagnoles pour combattre les putschistes franquistes, il devient l’un des plus jeunes lieutenants de l’armée républicaine.  Après la Retirada, il est interné en 1939 comme des centaines de milliers de républicains espagnols dans des camps du sud-est de la France par un gouvernement français qui s’est déshonoré en cette occasion.
Pendant l’occupation nazie comme nombre de ses camarades républicains espagnols dont le regretté José Goytia, il prend le maquis dans l’Hérault pour organiser la résistance des futurs « guérilleros » espagnols dans une France qui les avait si mal « accueillis ».
À la Libération en 1944 il tente avec les guérilleros de reconquérir le Val d’Aran en Espagne, en pensant être aidés par les alliés, qui ont préféré protéger le fasciste Franco.
Il a co-écrit avec Léo Figuères, l’ouvrage « Guérilleros en terre de France, les Républicains espagnols dans la Résistance française » (Ed. Le Temps des Cerises, 2000).
Il fut président de l’association des Anciens Guérilleros espagnols en France (AAGEEF-FFI)
Il était décoré de la Légion d’Honneur au titre de Résistant.

Notre association ALF était fière d’avoir été parrainée par Narcisse Falguera et c’est en pensant à lui que nous avons, en 2016, invité un large public à débattre sur le Frente Popular.

Au nom de tous les adhérents de notre association nous présentons nos condoléances à ses filles et à ses proches, nous partageons leur peine et nous sommes auprès d’elles par la pensée dans l’hommage qui lui sera rendu à Perpignan le vendredi 8 février.

« Les héros ne seront pas oubliés »